Rome dans le cinéma italien

Professeur d’histoire-géographie en lycée, Fabien Morizot enseigne également le cinéma (histoire et analyse filmique) depuis plus de 20 ans à l’Université d’Orléans. Il intervient régulièrement au sein de la Dante Alighieri pour des conférences sur le cinéma italien.

Organisé pour l’association Dante Alighieri d’Orléans.

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Rome dans le cinéma italien

Jour 1 – Mardi 9 avril 2019 :  Paris – Rome 

Accueil à l’aéroport de Paris Charles de Gaulle et envol pour Rome par le vol AF1504 – 9h15/11h20 – horaires sous réserve de modification de la part de la compagnie aérienne. Transfert à Rome en autocar privé. Dépôt des bagages à l’hôtel. Déjeuner rapide. Parcours à pied de la via Veneto, lieu de vie mondaine de la Dolce Vita dont un tronçon a été minutieusement imité à Cinecittà. Ensuite passage cinématographique incontournable par la piazza di Trevi et sa célèbre fontaine où Mastroianni rejoint Anita Ekberg dans une séquence mythique. Mais cette promenade thématique ne saurait oublier le chef-d’œuvre fondateur du néoréalisme italien, Rome ville ouverte, où dans une petite trattoria de la via degli Avignonesi, Rossellini a tourné quelques plans (plaque commémorative). Enfin, n’oublions pas la séquence du vol du vélo du colleur d’affiches tournée Via Francesco Crispi. Considéré comme l’exemple le plus achevé de l’harmonie architecturale antique, le panthéon fut érigé en 27 avant J.-C. par Agrippa puis reconstruit quelque 150 ans plus tard sous Hadrien. C’est ici que l’on peut voir le tombeau de Raphaël dont la dépouille repose dans un sarcophage antique. Malgré son ample façade, sa profusion de marbres et de dorures intérieures, ce sont sans conteste les tableaux du Caravage dans la chapelle dédiée à saint Matthieu qui font de l’église Saint-Louis-des-Français l’un des lieux les plus prisés de Rome. Continuation vers la piazza Navona, l’une des plus belles places de la ville. Deux des fontaines ont été dessinées par Bernin : la fontaine du Maure et la fontaine des Quatre-Fleuves. Dîner. Nuit à l’hôtel.

Jour 2 – Mercredi 10 avril : Rome

Visite des célèbres studios de Cinecittà, s’étendant sur 35 hectares. Depuis 2011, un musée rappelle de manière complète l’Histoire de cet Hollywood-sur-Tibre inauguré par Mussolini en 1937 et qui connut des heures glorieuses en accueillant le tournage de péplums, de classiques italiens, de westerns spaghetti, de grosses productions américaines et de séries télévisées. Fellini est sans doute le personnage qui incarne le mieux l’âge d’or de cet antre de la création, ayant passé la majeure partie de sa carrière dans son fameux Teatro 5. Transfert en autocar dans le quartier Coppédé. Déjeuner. Moins connu des touristes, le quartier Coppédé présente un ensemble architectural hétéroclite avec une prédilection pour l’Art Nouveau. En son centre, la piazza Mincio est jouxtée par un immeuble dont l’entrée est marquée par une arche reproduisant une scène du film Cabiria de Giovanni Pastrone. Sorti en 1914, ce film fut l’un des premiers péplums après Quo Vadis. Passionné par l’ésotérisme, Dario Argento y a notamment tourné son fantasmagorique et cauchemardesque Inferno. Francesco Barilli, autre réalisateur de giallo et de films d’horreur, y a aussi tourné Le parfum de la dame en noir qui fait intervenir la magie noire et le vaudou. Fin d’après-midi libre. Dîner. Nuit à l’hôtel.

Jour 3 – Jeudi 11 avril : Rome

La Villa Médicis abrite l’Académie de France, institution fondée en 1666 par Louis XIV comme un prolongement de l’Ecole des Beaux-Arts. Des cinéastes les ont intégrés dans leurs films comme Paolo Sorrentino dans La Grande Belleza en 2013 ou Nanni Moretti dans Habemus papam. À l’intérieur, on pourra découvrir nombre d’œuvres d’art dont l’une de Velasquez, ancien hôte familier de la villa. Non loin de là, le plus romain des cinéastes, Nanni Moretti, dans le cadre de son film hommage rendu à la ville (Journal Intime, 1993) promenait sa fameuse Vespa bleue sur la piazza del Popolo. Sur les marches de la piazza di Spagna, Audrey Hepburn dégustait en 1953 une glace en compagnie de Gregory Peck dans Vacances romaines. En ce lieu de rencontre emblématique de la capitale, Fellini filmait en 1972 la jeunesse hippie de Roma et Ettore Scola, un autre célèbre cinéaste romain, tournait en 1974 la scène de rencontre entre les deux anciens partisans joués par Nino Manfredi et Vittorio Gassman dans Nous nous sommes tant aimés. Visite de la Galerie Nationale d’Art Ancien du palais Barberini, palais baroque construit au début du XVIIe siècle pour le pape Urbain VIII. L’édifice abrite notamment de nombreuses œuvres des grands maîtres de la peinture des XVIe et XVIIe siècles dont la plupart proviennent des collections des grandes familles patriciennes romaines. Déjeuner en cours de visites. Dîner. Nuit à l’hôtel.

Jour 4 – Vendredi 12 avril : Vatican – Rome

Départ en métro vers le Vatican. Ce moyen de transport nous permet d’évoquer une séquence fantastique débouchant sur des catacombes et des œuvres d’art dans Roma de Fellini. Dans le quartier Prati, le magasin Profondo Rosso créé par Dario Argento, le maître du giallo (genre cinématographique typiquement italien qui a connu son apogée dans les années 1970) a exposé les décors sanglants de ses films au sous-sol de son échoppe. La basilique Saint-Pierre est est une référence ultime des accomplissements artistiques de la Renaissance romaine. Nous aurons en tête la scène de la Dolce Vita où Mastroianni et Anita Ekberg contemplant le Vatican après l’ascension de la basilique, mais aussi Habemus Papam de Nanni Moretti. Puis nous nous rendrons en transport en commun sur le Janicule, devenu populaire en raison du rôle important qu’a joué cette colline dans l’histoire pour défendre la ville. L’église San Pietro in Montorio : fondée pour faire partie d’un couvent de moines franciscains où sa cour étroite accueille le tempietto de Bramante. Enfin, passage par la piazza Santa Maria in Trastevere où se trouve une basilique éponyme, remarquable pour ses mosaïques intérieures et extérieures. Visite du quartier pittoresque du Trastevere, cher au cinéaste Nanni Moretti qui y possède le cinéma d’art et d’essai Il Nuovo Sacher. De nombreux tournages se sont déroulés ici dont le te trop peu connu Larmes de joie de Mario Monicelli (1960). Sur le Porto di Ripa Grande, le long du Tibre les deux monstres sacrés que sont Anna Magnani et Toto s’engueulent une dernière fois après bien des péripéties. Non loin de là, Porta Portese, le colleur d’affiches à qui on a volé le vélo, commence sa pénible quête en compagnie de son fils. Enfin Via della Madonna degli Orti, Les Monstres de Dino Risi (1963) font passer un long moment d’angoisse à une vieille dame en la séquestrant. Déjeuner au cours des visites. Dîner libre. Nuit à l’hôtel.

En soirée, visite (en option) des musées du Vatican. Au cours de la visite, on s’attardera notamment dans les Chambres de Raphaël, magnifiques pièces qui servirent de résidence aux papes de 1507 à 1585. Raphaël travailla à leur décoration pendant 12 ans avant que son atelier ne prenne la relève à sa mort. Enfin, découverte de la chapelle Sixtine dont Goethe dit « Il faut avoir vu la chapelle Sixtine pour pouvoir se faire une véritable idée de ce que l’homme est capable d’accomplir ». C’est Michel-Ange qui exécuta l’impressionnant décor de la voûte de la chapelle, délaissant à regret la sculpture pour la peinture.

Jour 5 – Samedi 13 avril : Rome

Visite pédestre vers le forum de Trajan, célèbre pour sa colonne. Il s’agit du dernier des forums impériaux mais aussi un des plus grandioses de son temps. Découverte de l’église Saint-Pierre-aux-Liens. Cet édifice abrite l’un des chefs-d’œuvre de la sculpture du XVIe siècle : une colossale statue de Moïse, réalisée par Michel-Ange. Pour revenir à l’Antiquité, visite de la Domus Aurea (Maison Dorée), bâtisse aux proportions démesurées située dans un parc immense de plus de 80 hectares abritant un lac artificiel. Juste à côté du coliseum qui a été en partie reconstitué en plâtre et en contreplaqué dans Gladiator de Ridley Scott, ressuscitant ainsi le peplum, la basilique Saint Clément offre la particularité de ses trois niveaux, où l’on découvre tour à tour la première basilique et celles qui lui ont succédées jusqu’au XIIIe siècle. Déjeuner au cours des visites. Dîner. Nuit à l’hôtel.

Jour 6 – Dimanche 14 avril : Ostie – Rome – Paris – Orléans

Passage en autocar par le Capitole dont la colline fut occupée dès l’âge de bronze. C’est à la suite du sac de Rome (1527) que Michel-Ange fut chargé d’un vaste programme de restructuration du Capitole. Ce fût également le cadre de nombreux tournages : Roberto Rossellini dans une séquence d’Europa 51 (1952). Sur la route pour Ostie, visite du quartier de la Rome post-fasciste de l’EUR (Esposizione Universale di Roma), quartier pensé sous Mussolini à l’ère du futurisme dont le symbole reste le Palais de la Civilisation. Il apparaît dès Rome Ville Ouverte, mais c’est Fellini dans La Dolce Vita qui en fait le lieu d’habitation de sa jet-set, emmenée par Mastroianni. Dario Argento, fortement impressionné dans son enfance par la dimension fantastique de ce lieu, y a tourné une séquence de son film Ténèbres. L’évocation de l’histoire fasciste de la ville nous rappelle Une journée particulière d’Ettore Scola. De Visconti (autre cinéaste romain) à Fellini, bien des cinéastes italiens ont dénoncé le passé fasciste du pays. La montée de cette emprise a très bien été décrite dans Vincere (sorti en 2009) de Marco Bellocchio qui ne cesse de questionner la folie dans sa production cinématographique. Pour terminer notre séjour, visite du site d’Ostia Antica qui présente de nombreux vestiges. Ostie est devenu un lieu de pèlerinage pour tous les admirateurs de Pasolini, sauvagement assassiné sur la plage en novembre 1975, où  s’élève aujourd’hui un monument commémoratif. C’est aussi ici que s’achève le périple de Moretti dans  Journal Intime. Déjeuner au cours des visites. Transfert à l’aéroport de Rome et envol pour Paris par le vol AF 20h05/22h15 – horaires sous réserve de modification de la part de la compagnie aérienne.

Prix par personne :

 1.590 € pour un groupe à partir de 21 participants.

 1.770 € pour un groupe de 15 à 20 participants.

Supplément chambre individuelle : 125 € (en nombre limité).

Ces prix ont été calculés selon les conditions connues au 24 octobre 2018. Ils sont révisables jusqu’à 1 mois du départ en cas de modification des tarifs par les prestataires (hausse des taxes d’aéroport, du carburant, augmentation des taxes des hôteliers, etc.).

Ce prix comprend :

  • Le transfert d’Orléans à l’aéroport de Paris Charles de Gaulle en autocar de grand tourisme.
  • L’accueil et l’assistance à l’aéroport de Paris.
  • Le vol Paris / Rome aller-retour sur vol régulier de la compagnie Air France en classe économique.
  • Les taxes aériennes (61,50 € au 26 octobre 2018).
  • Les transferts aéroport / hôtel à l’arrivée et au départ en autocar privé.
  • L’autocar de grand tourisme pour tous les transferts et trajets mentionnés dans le programme à l’exception de la journée du 12 avril.
  • Une carte de transports en commun pour la journée du 12 avril.
  • L’hébergement en chambre double en hôtel 3* normes locales en centre-ville.
  • La pension complète du déjeuner du 9 avril au petit-déjeuner du 14 avril à l’exception du dîner du 12 avril. Eau et café compris pour les déjeuners.
  • Les visites et excursions mentionnées au programme.
  • L’accompagnement culturel de Fabien Morizot pendant tout le voyage.
  • Les services de guides locaux francophones lorsque nécessaires.
  • Les entrées dans les sites et musées au programme.
  • L’assurance de voyage assistance/rapatriement ; annulation/bagages/interruption de séjour.
  • Un carnet de voyage.
  • La taxe de séjour.

 

Ce prix ne comprend pas :

  • Le dîner du 12 avril.
  • Les pourboires d’usage.
  • Tout ce qui n’est pas mentionné dans « Ce prix comprend ».

 

En option :

La visite libre en nocturne des musées des Musées du Vatican et de la Chapelle Sixtine le vendredi 12 avril : 23 € / personne (21 € + 2 € frais de réservation appliqués par le musée).

 

Paiement :

1er acompte de 30% à la confirmation. Solde 1 mois avant le départ.

Le paiement peut se faire par chèque à l’ordre d’Hasamélis Voyages ou par carte bancaire.

Documents :

Carte d’identité ou passeport en cours de validité.

Les cartes nationales d’identité délivrées à des majeurs entre le 1er janvier 2004 et le 31 décembre 2013 seront encore valables 5 ans après la date de fin de validité indiquée au verso, mais aucune modification matérielle de la carte plastifiée n’en attestera.

Les autorités italiennes n’ont pas transmis leur position quant à leur acceptation de la carte nationale d’identité en apparence périmée mais dont la validité est prolongée de 5 ans comme document de voyage.

En conséquence, de façon à éviter tout désagrément pendant votre voyage, il vous est fortement recommandé de privilégier l’utilisation d’un passeport valide à celle d’une CNI portant une date de fin de validité dépassée, même si elle est considérée par les autorités françaises comme étant toujours en cours de validité.

Annulation :

Toute annulation doit être notifiée à l’agence dans les plus brefs délais par écrit (courrier ou e-mail).

En cas d’annulation et quelle qu’en soit la date, des frais de dossier de 90 € par personne sont retenus par l’agence. Ces frais ne sont pas remboursés par l’assurance.

En fonction de la date de votre annulation, le barème de frais ci-dessous est appliqué :

  • Au-delà de 30 jours avant le départ : 90 € (frais de dossier).
  • Entre 30 et 21 jours avant le départ : 25 % du prix du voyage + 90 € (frais de dossier).
  • Entre 20 et 8 jours avant le départ : 50 % du prix du voyage + 90 € (frais de dossier).
  • Entre 7 et 3 jours avant le départ : 75 % du prix du voyage + 90 € (frais de dossier).
  • Moins de 3 jours avant le départ : 100 % du prix du voyage.

Ces frais (à l’exception des frais de dossier) sont remboursés par l’assurance, si vous y avez souscrit, selon ses propres conditions (franchise, motif d’annulation etc.).

 

Programme et prix sous réserve de disponibilités au moment de la réservation.

Formalités : carte d’identité ou passeport en cours de validité.

Les cartes nationales d’identité délivrées à des majeurs entre le 1er janvier 2004 et le 31 décembre 2013 seront encore valables 5 ans après la date de fin de validité indiquée au verso, mais aucune modification matérielle de la carte plastifiée n’en attestera.

En conséquence, de façon à éviter tout désagrément pendant votre voyage, il vous est fortement recommandé de privilégier l’utilisation d’un passeport valide à celle d’une CNI portant une date de fin de validité dépassée, même si elle est considérée par les autorités françaises comme étant toujours en cours de validité.

Climat : le mois d’avril marque le début du printemps, les précipitations des mois précédents laissent place à un climat plus ensoleillé. Les températures avoisinent les 20 degrés et peuvent descendre jusqu’à 15 degrés en soirée.

Décalage horaire : il n’y a pas de décalage horaire entre la France et l’Italie.

Electricité : le courant utilisé en Italie est 230 volts et les prises sont identiques à celles utilisées en France.

Monnaie et cartes bancaires : la monnaie en Italie est l’euro. La carte bancaire est acceptée de façon courante et l’on trouve facilement des distributeurs automatiques.

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