Gênes, l’insaisissable

Située en amphithéâtre sur la mer et adossée à la colline, cette ancienne république maritime s’amuse à déboussoler le visiteur à travers son dédale de venelles, ses infrastructures en superpositions et ses imbrications architecturales parmi lesquelles se dévoilent une centaine de palais, témoins de son âge d’or.

Surnommée la « dame de la mer », la ville natale de Christophe Colomb fut rivale de Venise et rayonna plusieurs siècles dans toute la Méditerranée. Son porto antico formant un parfait demi-cercle fut un point de départ pour l’exploration et le commerce et une zone d’activité industrielle fourmillant de travailleurs pauvres séparés du reste de la ville par des murs avant de devenir un lieu de promenade et de loisirs aménagé par le génois Renzo Piano.

D’importants travaux de réhabilitation ont en effet permis à cette ancienne capitale de la culture de mettre en valeur son centre historique où sont enserrés 42 prestigieux palais des XVIe et XVIIe siècles classés depuis 2006 au patrimoine mondial par l’Unesco. Signe de la singularité génoise, Les Rues Neuves (Strade Nuove) où se concentrent ces édifices de représentation et les registres dans lesquels ils furent consignés (rolli) sont également classés.

Si Gênes charme par son tissu urbain dense et concentré sur une étroite bande côtière, c’est aussi parce qu’elle a su tirer parti des contraintes topographiques pour se construire à la verticale. Eglises, palais à plusieurs étages et jardins suspendus rivalisent de hauteur avec le phare, la Lanterna. Plus haut encore, sur la colline, depuis ses remparts et ses corniches mais aussi ses nombreux ascenseurs et funiculaires, la ville offre de fabuleux panoramas sur ses multiples sédimentations dévalant jusqu’à la baie.

Côté cuisine, l’offre est simple et généreuse : les poissons et les fruits de mer tels que les anchois (acciughe), marinés, farcis ou frits, le merlan séché (stoccafisso ou baccalà) et le poulpe en salade (insalata di polpo) vous font de l’œil au restaurant ; les incontournables pasta (pansotti, trofie, trenette, entre mille autres sortes) se consomment en primo piatto avec le fameux pesto alla genovese, les biscuits secs et les gâteaux aux fruits confits (canestrelli, pandolce) forment d’appétissantes gourmandises et les pains et les galettes aux différentes saveurs (focaccia, farinata) s’offrent en vitrine aux passants à tous les coins de rue.

Du mercato oriental au Belvedere castelletto en passant par le palazzo ducale et la basilique Santa Maria delle Vigne, c’est tout un art de se perdre à Gênes.

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